22.6.13

LE CAFÉ LITTÉRAIRE DE SAMIR MEGALLY

Vendredi 5 Juillet à 20 heures, rendez-vous littéraire à Brétigny sur Orge (91)à l'Office du Tourisme 3 rue du Général Leclerc Brétigny/Orge. Lectures, débats avec le public et dédicaces de ce 5e Roman ainsi que des précédentes publications : romans, nouvelles, poésies.

4.6.13

salons du livre de Saint Florentin et Tonnerre 89


Samedi 8 juin à Saint-Florentin et dimanche 9 juin toute la journée, je serai heureuse de vous accueillir sur mon stand à l'occasion de ces deux salons du livre, pour vous présenter l'ensemble de ma collection et mon tout nouveau roman : Qui a tiré sur la haute couture ? La dizaine d'autres titres sera présente et vous pourrez acquérir, si ce n'est déjà fait, le roman à succès de votre terroir : Eugène petit Bourguignon Les livres des auteurs de l'ALEC (ass. Lire, écrire, conter) seront aussi à votre disposition. Avant l'été et pour vos prochaines vacances, faites le plein de nouvelles lectures. A très bientôt

salon du livre de Saint Florentin


13.1.13

Bonne année 2013


Puisque 2013 a emboîté le pas à 2012 sans marquer de pause, Que cette année nouvelle vous soit heureuse et prospère, Que votre santé vous permette de réaliser vos rêves et vos projets. Et que nous nous retrouvions lors d’événements culturels ou selon le hasard. Très bonne année à tous.
En route à la rencontre des lecteurs dès dimanche 20 Janvier au salon du livre de Melun (77)afin de leur présenter un nouveau roman : Qui a tiré sur la haute couture ?

2.12.12

Salon du livre d'Ozoir la Ferrière

Gisèle Meunier en dédicace et présente les livres des auteurs membres de l'ALEC. Prochaines dédicaces au magasin Carrefour de Chelles (77) samedi 1er décembre, au Marché de Noël de Gretz, samedi 8 décembre, au salon du livre de Choisy le Roi (94) dimanche 9 décembre, puis au Marché de Noël de Pontcarré les 15 et 16 décembre. En 2013, parution d'un nouveau roman à édition du Bout de la Rue et 1ère dédicace au salon du livre de Melun (77) samedi 19 janvier.

Le Prix Ozoir'elles

Après avoir défendu ardemment les titres des quatre recueils de nouvelles proposés, le jury a fini par délibérer et retenir comme lauréat de ce prix spécifique à la ville d'Ozoir la Ferrière, un auteur bien connu du public, Éric Holder pour son livre : Embrasez-moi. Néanmoins, Là où commence le secret du jeune auteur, Arthur Loustalot, n'est pas passé inaperçu parmi les lectrices d'Ozoir.

9.1.12

Gisèle Meunier rencontre les lecteurs


samedi 4 février à la journée portes ouvertes de généalogie de Brie Comte Robert (77)
dimanche 5 février 2012 à Saint Germain sous Doue
samedi 11 février à Gretz-Armainvilliers
Le samedi 24 mars à Noisiel
du vendredi 23 au 25 mars à Courtry
Avis de lecteurs : "Recevez mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, beaucoup de nouveaux livres pour notre plus grand plaisir. Je viens de terminer "Dans les cahiers de mon père, des histoires bien singulières.."
Quel régal , et très surprenant. Je vais m'empresser de découvrir vos autres œuvres, après "Les enfants de Sénépo" qui m'avait également passionnée. J'espère avoir le plaisir de bientôt vous revoir". Michelle R-D

7.11.11

Salons et cafés littéraires se succèdent



Après le café littéraire du 15 octobre, Gisèle Meunier a présenté ses ouvrages à Brétigny sur Orge, puis au salon du livre de Saint Parres aux Tertres (10) et elle sera à Paris samedi 12 novembre à 15 h à la Maison du Délice (11 bis av. Traversière) M° Gare de Lyon, avant de retrouver ses lecteurs à Ozoir la Ferrière le samedi 19 novembre. Elle sera également présente au salon de Chambourcy (78) le 20/11, à La Ferté sous Jouarre le 26/11, à Mennecy (91) les 10 & 11 décembre, ainsi que sur les marchés de Noël d'Ecrennes (77) le 27/11, de Gretz (77) le 3/12 et de Pontcarré (77) les 18 & 19 décembre. Vous y êtes invités à faire dédicacer ses ouvrages pour vous-mêmes ou pour offrir. Un livre dédicacé par l'auteur... UN CADEAU ORIGINAL ET PERSONNALISE !

8.9.11

Ecrivain Gis�le Meunier: CAFES LITTERAIRES 15 octobre à Ozoir


Ecrivain Gis�le Meunier: CAFES LITTERAIRES

CAFES LITTERAIRES


Après avoir présenté son dernier roman dans des cafés littéraires à Paris (Association des Écrivains de langue Française et Rencontres Européennes-Europoésie) Gisèle Meunier présentera Les ENFANTS de SENEPO à Ozoir la Ferrière (77) le samedi 15 octobre à 15 heures, puis à Brétigny sur Orge (91)le vendredi 4 novembre 2011 à 20 heures.
Elle sera présente sur de nombreux salons du livre, en région parisienne, dans l'Yonne, et dans l'Aube.
programme des salons sur le site de l'association Lire, écrire, conter : http://associationlireecrireconter.blogspot.com et http://www.gisele-meunier.com

16.5.11

Remise de prix La lettre à Colette

Lecture de remerciements et hommage à Colette et à "Eugène petit Bourguignon" enfants parcourant les mêmes terres.
Chers amis,
C'est avec beaucoup d'émotion et de joie que je reçois ce prix pour ma lettre à Colette. Peut-être cela peut-il paraître banal, un concours de nouvelles, ou de lettres...
Je pense que ceux qui ont vraiment à cœur de créer de beaux textes, d'apporter quelque chose de nouveau à la littérature me comprendront.
Ici, il me fait particulièrement plaisir pour de multiples raisons :
- Tout d'abord j'aime beaucoup Colette et son écriture et il m'a été agréable de jouer à lui écrire.
- De plus le thème de la maison est un sujet que j'apprécie, et en particulier celle de l'enfance où les racines sont ancrées. Je l'exprime d'ailleurs dans mon texte.
- Et puis, même si je ne suis pas née ici, sur ces terres de Puisaye, j'y ai pourtant des attaches sentimentales. Ceux qui ont lu mon roman "Eugène petit Bourguignon" ont pu retrouver les couleurs, les coutumes, et ce monde du 19e siècle. J'ai réalisé que Eugène, mon grand-père avait été contemporain de Colette, avec une dizaine d'années de moins, et qu'ils avaient vécu leur enfance à moins de dix kilomètres l'un de l'autre. Je me dis que mon grand-père a bien dû s'inspirer des mêmes lieux, des mêmes odeurs, de la même nature et qu'il m'a transmis tout cela.
Il me parlait de son pays lorsque j'étais petite fille, mais cela me paraissait si loin à l'époque. Et même s'il m'a parlé de Colette, alors qu'elle est décédée peu de temps après ma naissance, je n'avais pas conscience malheureusement de ce qu'il m'apportait.
Enfin, il y a juste un an, le 7 mai, j'ai reçu un coup de téléphone d'une journaliste de France Bleue Auxerre, pour m'annoncer que j'avais été retenue parmi d'autres femmes qui écrivaient sur la Bourgogne, et qu'elle préparait une émission sur les femmes écrivains de l'Yonne.
Vous imaginez ma fierté et ma joie lorsqu'elle me dit en riant que ces femmes l'étaient au même titre que Colette. Il y avait de quoi être flattée et je n'en perdais pourtant pas l'idée que jamais je ne rivaliserais avec elle.
Je considère avec ce prix, qu'elle me renvoie l'ascenseur. Et voila pourquoi cette distinction me rend particulièrement heureuse, et me remplit d'émotion.
Je remercie le jury et toutes les personnes qui permettent de continuer à faire vivre cette grande dame, et de transmettre ainsi son œuvre de siècle en siècle. Car c'est en parlant de ceux qui nous ont quittés que nous les faisons vivre. C'est ce que j'ai vraiment ressenti lorsque j'ai eu en main mon roman "Eugène petit Bourguignon". Mon grand-père n'était pas mort. Je le ramenais à la vie.

Merci à tous.

12.5.11

à la rencontre de Colette

Dimanche 15 Mai 2011, Gisèle Meunier dédicacera à nouveau son roman "Eugène petit Bourguignon" réédité en 2010, à Saint-Sauveur en Puisaye. L'auteur, qui avait été nommée parmi les femmes écrivains de l'Yonne en 2010, serait heureuse de vous rencontrer et de vous lire sa lettre à Colette, présentée lors du concours 2011. L'éventail des sujets qu'elle traite dans ses romans, vous offrira tous les choix pour nourrir votre plaisir de lire.
Elle sera de même présente à Sens le 22 mai, à Tonnerre le 5 juin et vous parlera avec passion de son nouveau roman : "Les enfants de Sénépo".
Les Parisiens pourront la retrouver à Paris au restaurant "La maison des délices" 11 bis rue Traversière Paris 12 le 28 mai à 15 h, pour une rencontre littéraire autour de cette nouveauté.

30.3.11

Ecrivain Gis�le Meunier: Catalogue Ouvrages Gis�le Meunier-Picquet

Ecrivain Gis�le Meunier: Catalogue Ouvrages Gis�le Meunier-Picquet

Catalogue Ouvrages Gisèle Meunier-Picquet


BON DE COMMANDE
Nom et Prénom :
N° Rue :
Code Postal : Ville :
Téléphone :
Courriel :
Si vous souhaitez une dédicace de l’auteur, précisez le prénom ou le nom du destinataire :

PRIX Quantité TOTAL
LES ENFANTS DE SENEPO (2011) 18,00 E
SOUS LE MASQUE DE L’AMOUR (2009)15 €
BAOBABS (réédition 2010) 15,00 €
Des ANIMAUX et des HOMMES (2004) 7,90 €
EUGENE, PETIT BOURGUIGNON (2006)16,00 €
ECRIRE SON HISTOIRE DE VIE (2007)12,50 €
PARLEZ MOI D’AMOUR 2008) 9 €
HUMEURS (Poésies) 2008) 9 €

Participation aux frais d’envoi + 3€/livre
_____________________________________________
TOTAL = ------------------------------------------
Ci-joint chèque de : Euros à l'ordre de Gisèle Meunier

6.3.11

Ecrivain Gis�le Meunier: Les enfants de S�n�po

Ecrivain Gis�le Meunier: Les enfants de S�n�po

Les enfants de Sénépo


La naissance de ce nouveau roman Les Enfants de Sénépo est prévue le 15 mars aux éditions Sépia dans la collection du Parc. Le baptême est prévu le samedi 19 mars 2011 en grande pompe au salon du livre de Paris, en compagnie de sa génitrice qui se fera un plaisir de vous le dédicacer.
Vous y trouverez des enfants dans leur quotidien incertain, leurs bonheurs et leurs malheurs conditionnés par leur environnement familial et social. Les adultes ne sont pas en reste. Peut-être penserez-vous qu'il s'agit d'une suite de Baobabs, paru en 2004 et réédité en 2010. Dans ce nouveau roman le ton est différent... Surprenant ! Les enfants, d'où qu'ils soient nous étonneront toujours. Ils vous apprendront le sens de la vie, la force de survivre, et entre deux larmes d'émotion, vous feront sourire. Eux savent ce que le mot espoir veut dire.

170 pages 18 euros + 2,50 frais de port (en vente aussi chez l'auteur qui vous le dédicacera: 65 av Ed Gourdon 77330 Ozoir la Ferrière)

Les enfants de Sénépo

La naissance de Les enfants de Sénépo est prévue pour le 15 mars 2011 aux éditions Sépia, dans la collection du Parc, et son baptême aura lieu en grande pompe dès le samedi 19 mars à Paris à l'occasion du salon du livre. Bien prétentieux déjà, non ? Soyez certains que le monde de ces enfants ne vous laissera pas indifférents. On pourrait y trouver une suite à Baobabs (publié en 2004 et réédité en 2010). Le ton de ce nouveau roman est pourtant bien différent. C'est le quotidien et l'entourage d'un monde dont on parle peu. Et pourtant, comme tous les enfants du monde, ils vous étonneront, vous apprendront le sens de la vie, et même, entre deux larmes d'émotion, vous feront rire. Enfin, après la lecture de ce roman, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas...

Un sujet qui ne vous laissera pas indifférent ! Des enfants dans une ville imaginaire, dans un pays bien réel en Afrique. Vous découvrirez d’autres contrées, d’autres mœurs, d’autres misères que celles qui vous entourent.
Âmes sensibles, ne pas s’abstenir ! Des rires et des larmes, de l’émotion et de la réflexion… Oui, il s’agit bien d’un quotidien tel que l’on peut le rencontrer dans de nombreux endroits du monde, ou plutôt dans le Moyen Âge du 3e millénaire.
Extraits : Il commence à se faire tard. Le ciel s’assombrit. Nadine ne veut pas tarder, craignant de s’égarer dans les rues anonymes de Sénépo. C’est alors que se glisse un petit, une boite à la main. Comme tous les soirs, il vient tel un animal nocturne, chercher sa pitance. Elle le reconnaît. Elle l’a vu l’autre jour, se faire rabrouer par un blanc qui voulait le prendre en photo. Elle porte la honte que l’individu devrait avoir d’humilier un si faible être humain. Elle lui propose de le raccompagner. L’enfant refuse, semblant craindre des représailles. Nadine se rend-elle compte que sa visite à la daara pourrait réveiller les consciences. Elle
insiste voulant le protéger. Il risque tant de se faire détrousser de son maigre dîner. Et s’il rentre sans rien, gare à la trique !
La mère de Fatou intervient avec douceur pour expliquer à Nadine qu’il est préférable pour l’enfant de le laisser rentrer seul.
***…….
Le commissaire continue de raconter : « Saint-Louis n'est pas la seule ville d'où des jeunes embarquent dans des pirogues après s'être financièrement saignés. Les départs se font aussi beaucoup des faubourgs de la capitale, où des gilets de sauvetage déchiquetés ont récemment été découverts sur la plage. Mais aussi plus bas, sur la «petite côte ». À Joal justement, alors que le port était, en cette fin de journée, en pleine effervescence, les pêcheurs revenaient avec des
caisses entières de poulpes, de mulets, de capitaines, de barracudas.
C'est de là qu'un drame s'est noué il y a quelques mois. Une pirogue
partie de ce port avec plus de cent clandestins à son bord a été
retrouvée plusieurs semaines plus tard au large du Brésil. Ils se sont
perdus. Ils étaient tous morts quand les gardes-côtes les ont
repêchés.»
Décidément loquace, il continue. « Tout aussi terrible. J'ai un ami qui
me racontait que son frère a tenté le coup. Le passeur les a fait
naviguer pendant trois jours et trois nuits – durée possible pour
rejoindre les Canaries, si tout va bien – puis il leur a montré la côte.
«C'est là ! Regardez les lumières des grands hôtels ! leur a-t-il dit.
Bienvenus en Europe ! »
Il ne peut s'empêcher de sourire. «Surexcités malgré leur fatigue, les
passagers ont rejoint la côte, contents de toucher terre. Mais ils se
sont rapidement étonnés de voir autant de Noirs, souligne-t-il en
mimant la scène, les yeux exorbités devant un attroupement de
pêcheurs. Ils ont fini par comprendre que le passeur les avait bernés

170 pages 18 euros + frais de port (en vente aussi chez l'auteur qui vous le dédicacera)

10.2.11

Ecrivain, ou l'art de la Patience

Rares sont les écrivains qui demandent à un éditeur d'être patient. Mais incalculable est le nombre d'éditeurs à rabrouer, remercier gentiment ou, enfin ! faire patienter un auteur pour lui annoncer "Oui" "Non"... On joue avec ses nerfs. On lui fait perdre patience. Pourtant l'auteur qui a perfectionné son texte, qui l'a peaufiné, qui l'a présenté comme le chef-d'œuvre de son existence, se doit de ne pas hâter celui qui restera le seul et dernier juge sur la publication ou non de son roman. Voila où j'en suis depuis le 24 avril 2010, espoir, déception, entretiens, encouragements reçus par de grands et sincères professionnels du métier. Oui, une grande éditrice vraiment sincère et qui m'a invitée à venir la rencontrer, mais tellement désolée de ne plus être maîtresse dans sa propre maison d'édition. "Comprenez-vous, tout est une question commerciale, maintenant" pour m'expliquer que le secteur éditorial vit une grave crise. Malgré tout je ne me résigne pas. Persévérer, aller voir ailleurs, envisager de m'autoéditer, jusqu'au jour où un coup de fil inattendu sonne.
Et là vous vous retrouvez à devoir faire un choix. Pour la publication prochaine de "les enfants de Sénépo" (à vous de patienter maintenant la sortie de "les enfants de Sénépo"

23.1.11

Paix pour le peuple ivoirien


Attention de ne pas faire le jeu des marchands d'armes qui n'attendent peut-être qu'une étincelle pour allumer le feu. Qui en pâtira ? Le peuple bien sûr, ceux dont on ne parle jamais, qui souffrent toujours de la faim, du malheur, de l'injustice, de la violence permanente. Il y a déjà assez de conflits dans le monde. NON. Il faut se donner le temps d'aboutir à une solution pacifique. Pensons aux femmes, aux enfants, à tous les malheureux qui sont toujours les premiers touchés. Nous sortons de cette période de "fêtes" où nous célébrions la naissance du Christ. C'est avant tout un message de paix que Noël représente et non seulement pour nous-mêmes et nos proches, mais et surtout pour tous les peuples dans le monde, les déshérités et les trop faibles pour se défendre. Gisèle Meunier, écrivain. Ozoir la Ferrière 77 France 4 janvier 2011

26.12.10

Ecrivain Gis�le Meunier: Tiztit

Ecrivain Gis�le Meunier: Tiztit

Tiztit

Petit enfant abandonné
Tu arrives comme une surprise jaillissante du chapeau d'un magicien.
Tes yeux brillent de malice,
Tes dents étincellent sur tes lèvres entrouvertes.

Tu portes fièrement ton fez sur ta chevelure d'ébène,
Ton regard pétille, et tu nous éblouis lorsque, tendant ta joue,
Tu t'apprêtes à échanger avec l'inconnue de passage,
Les plus sincères et émouvants baisers.

Puis tu tends du bout de tes petits bras,
Ce ballon de baudruche jaune que l'on t'a apporté.
Nos langages s'opposent et pourtant,
Nul besoin de parler la même langue pour nous comprendre.

Tu mêles le geste à quelques sons d'arabe,
Qui me font comprendre que ton souffle trop court restera impuissant
Pour gonfler ce jouet volatile et farceur
Que tes frères de cœur comme toi convoitent.

Tu cours, sautes, ris, t'exclames.
Un si petit objet pour un si grand bonheur...
On en oublie bien vite que Noël est chez nous,
L'occasion d'une débauche de cadeaux, de victuailles.

C'est tout le petit groupe qui appelle, crie et danse,
Autour de ces couleurs voletant sur les têtes.
Et puis bientôt les pleurs, le chagrin, la colère,
Une si petite épine de cactus, sonnera la retraite.

C'est vers cette inconnue que Tiztit s'épanchera.
Quel est donc ce jouet merveilleux, ce bonheur éphémère,
Qui bouleverse le rire d'un enfant en des larmes amères ?

"Ne pleure pas Tiztit, même si la vie est parfois cruelle,
Les larmes te font grandir, le sourire te va si bien.
Demain à Agadir mille ballons s'élèveront dans le ciel,
Pour ceux de Tillila, nous reviendrons demain.

Gisèle Meunier
Agadir 12 déc 2010

15.11.10

Ecrivain Gis�le Meunier: en d�dicace au salon du livre d'Ozoir la Ferri�re

Ecrivain Gis�le Meunier: en d�dicace au salon du livre d'Ozoir la Ferri�re
association lire, écrire, conter;
stages d'écriture, tables rondes Lecture, conseils à la publication, salons du livre, bulletins bimestriels, et nombreuses autres activités...

en dédicace au salon du livre d'Ozoir la Ferrière


Gisèle MEUNIER, écrivain et présidente fondatrice de l'association Lire, écrire, conter, sera une fois de plus, heureuse de vous retrouver samedi 20 novembre au salon du livre d'Ozoir la Ferrière (77330) qui se tiendra à la Ferme Pereire (à côté d'Intermarché). Elle vous présentera l'ensemble de ses ouvrages, romans, nouvelles, poésies qu'elle se fera un plaisir de vous dédicacer.
Romans :
SOUS LE MASQUE DE L'AMOUR (2009)
BAOBABS réédition (2010)
Eugène petit Bourguignon (2006)
Essai :
Écrire son histoire de vie (2008)
Nouvelles :
Parlez-moi d'amour (2008)
Des animaux et des Hommes (2004)
Poésies :
Humeurs (2008)
Abécédaire poétique amoureux (2009)

à paraître : Les enfants de Sénépo (2011)

1.11.10

Ecrivain Gis�le Meunier: retrouvailles au S�n�gal

Ecrivain Gis�le Meunier: retrouvailles au S�n�gal

salon du Polar à Roissy en Brie (77)


Monsieur le maire d'Ozoir la Ferrière (77) venu en voisin, rencontrer les auteurs du salon de Roissy en Brie. Discussion avec Gisèle Meunier, sur le poème : Ozoir d'hier et d'aujourd'hui.
Ozoir, village de mon enfance, je te retrouve.
Hier si humble avec ton unique école, témoin de nos rixes,
Aujourd'hui si fière de tes groupes scolaires mixtes.
Hier si morne, nos jeudis dans les terrains boisés,
Construisant des cabanes tel Robinson Crusoé.
Aujourd'hui mille moyens pour distraire et charmer,
Faisant de tes enfants des ados cultivés.
... ...
Telle une mère j'en suis fière, et reviens y poursuivre ma vie.
Amenant mes enfants et toute leur famille.
Nous rapprochant ainsi de notre aïeule défunte,
Reposant en terre ozoirienne, comme on dit aujourd'hui.

- Et comment disait-on de ton temps, Mamie?
- Ozoferricien et ozoferricienne, lorsque j'étais petite!
(extrait du recueil de poésie Humeurs de Gisèle Meunier (9 E + 1,50 E de port)

8.9.10

STAGE d'ECRITURE EN OCTOBRE

Alec
L’association Lire, écrire, conter
vous propose de participer à un
STAGE d’ÉCRITURE

SAMEDI 16 OCTOBRE 2010

A OZOIR LA FERRIERE 77330

Programme proposé : Approche de l’écriture créative
L’inspiration
Techniques d’écriture
À partir d’un fait divers
L’écriture intime
Réponses à vos questions

Le stage est ouvert à tous

30 € + 5 € (assurance pour les non adhérents à l’ALEC)
30 € pour les adhérents de l’ALEC
Nombre de places limité
Inscriptions avant le 3O septembre
Renseignements complémentaires à : Gisèle Meunier
ALEC – 65 avenue Edouard Gourdon
77330 OZOIR LA FERRIERE
alecozoir@free.fr
01 60 02 63 37
http://associationlireecrireconter.blogspot.com

9.6.10

UN AMI

Lorsque l'ami est loin, qu'on ne peut le toucher,
Lorsque l'ami est sourd, et qu'il ne peut entendre,
Lorsque l'ami dort, et qu'il ne peut vous voir,
Décalé dans le temps, par les fuseaux horaires,
Si éloigné, là-bas, à l'autre bout de la terre...
Loin des yeux, loin du cœur, dit-on,
Alors à quoi bon ?
N'est-il plus un ami, parce que la vie sépare ?
Est-il un ennemi, alors que rien ne fâche ?

Non, celui qui sait écouter et entendre,
Même sans voir, sans toucher,
Sans aucun intérêt que d'aimer
Et de s'intéresser aux gens, en toutes circonstances,
Être présent par le cœur autant que par la pensée.
Mieux que ce qu'un frère ne pourrait donner
Celui d'un autre sang est plus qu'un ami.
C'est le frère, le père ou le fils spirituel
Qui manque dans votre famille,
Celui qui a tant fait pour vous
Que vous ne savez comment l'aider,
Lorsque lui aussi n'ose pas demander.

Alors vous n'oubliez pas les moments de la vie,
Ceux qui marquent les années, les joies et les conflits,
Qui font que chaque jour est un nouveau combat,
Une lutte incessante pour ne pas reculer.

Avec pudeur, je marque mon amitié,
Par ces quelques souhaits de bonheur,
En toute intimité : Bon Anniversaire !
Il se reconnaitra...

8.6.10

La Mort dans la rue

Il a été découvert là, près d'un arbre.
Il était recroquevillé, en boule.
Il était seul, malgré les passants, les badauds.
Il vivait là, près d'une gare.
Il regardait les voyageurs se hâtant le matin.
Il observait les regards ternis des banlieusards,
Pressant le pas jusqu'au bercail le soir.

Des milliers de passants le frôlent toute la journée.
C'est un homme transparent,
Que nul ne voit...
Que personne n'entend !

Pourtant son cœur d'enfant crie son désespoir.
Tout reste silencieux dans son corps sale de pouilleux.
Qui s'arrêterait devant ce miséreux ?
Qui est-il après tout ce mendiant sans nom ?
Il ne sait que tendre la main vers ces ombres stressées,
Qui n'osent le regarder, de crainte d'être contaminées.
Le rejet de la société serait-il contagieux ?
Exclus de sa famille, au chômage, il n'ose lever les yeux...
La honte, la peur, la douleur sont ses seules compagnes.
Elles ne le quittent jamais, la nuit, le jour, l'hiver.
Qu'il cherche à vivre en ville, ou parte à la campagne,
Peu d'âmes pour l'approcher, lui sourire, lui parler.

Qui est cet inconnu ?
Lui même en vient à perdre son identité.
Qu'a-t-il donc fait de mal pour en arriver là ?
Lui aussi travaillait, nourrissait femme et enfants,
Honorait père et mère, neveux et sa fratrie.
Jusqu'au jour où le grain de sable a enrayé la machine.

Divorce, la rue, chômage... Tout s'en est mêlé.
Lui, fort comme un Turc, le battant, le héros
N'a plus servi personne.
Ni à rien !

L'hiver, dans un foyer, le soir.
Une soupe, un café, et une couverture.
Des copains de nuitées pour avancer vers demain,
Aussi gris que la veille, et plus clair qu'en automne.
Et toujours l'incertitude, la peur, la honte.
Et puis la maladie, même en été.
La maladie de la solitude, de l'ennui, de la misère.

On ne sait qui il est.
Pourtant c'est une personne.
C'était une personne.
De cet homme, seule demeure l'enveloppe,
La dépouille.
Lui déjà dépouillé de toute vie matérielle,
Et surtout de sa dignité d'être humain.

Il est mort dans la nuit ou peut-être ce matin.
Nul ne sait ! Quelle importance ?
Deux lignes dans les journaux pour une fois
Rappelleront qu'il est comme les centaines d'autres,
Qui meurent dans la rue,
Seuls... Tout seuls, sans nom, sans famille,
Sans amis pour lui tenir la main, pour le dernier adieu.

Il est mort ce matin...
Seul !
Ou pire...
Il est mort cette nuit.

© Gisèle Meunier Ozoir la Ferrière 8 juin 2010 à 16 heures

Honneurs aux auteurs à Nanteuil lès Meaux


Gisèle Meunier, au centre, parmi trois auteurs à qui Régis Sarazin, le maire de Nanteuil-lès-Meaux a remis le blason de la ville, lors du 1er salon du livre, le 6 juin 2010.

12.5.10

Une parmi les femmes écrivains de l'Yonne

Les femmes écrivains de l'Yonne à la radio
sur France Bleue Auxerre.
L'Yonne, terre d'inspiration
Georgina Sorin - 07/05/2010


L'Yonne, terre d'accueil pour les femme écrivains ? Le département a par le passé brillé dans ce domaine grâce notamment à Colette et Marie Noël. Aujourd'hui encore, elles sont nombreuses à puiser leur inspiration dans le calme et les paysages icaunais.
"Pendant dix ans Gisèle Meunier se lance dans des recherches généalogiques qui la mène à l'écriture de Eugène petit Bourguignon" "On a besoin de temps en temps de se mettre en retrait de tout ce qui constitue la vie matérielle..."

Écoutez l'émission sur Internet : France Bleu Auxerre du 07/05/2010 (Les femmes écrivains de l'Yonne)

11.5.10

L'enfant soleil


La vie arc-en-ciel.
À ma poupée,

Tu sais que l’arc-en-ciel apparaît au-dessus des toits,
Lorsque le soleil vient saluer la pluie.

Ici il pleut dans mes yeux lorsque je ne te vois pas.
Des gouttes coulent de mon cœur lorsque je ne t’entends pas.
Le velours de ta peau et tes baisers manquent à mes joues tristes.
L’absence de ta voix douce et décidée, de ton petit caractère affirmé,
Tout cela disparaît dans mes souvenirs.

Quand t’aurai-je à nouveau à mes côtés pour te tenir sur mes genoux ?
Pour t’entendre chanter, et même rouspéter ?
Quand la maison retrouvera-t-elle la vie que tu apportes dans tes bagages,
Tes petits sacs, tes fouillis, tes cahiers et tes livres d’images ?

Le ciel est gris.
À l’horizon ne voguent que des nuages opaques.

Qu’une lueur apparaisse et aussitôt je cherche l’arc-en-ciel.
Celui que l’on admirait toutes les deux,
Tu sais, au-dessus de la crête des arbres, coiffant la forêt.
On disait qu’il était là pour habiller les branches des couleurs de la gamme.
Tu les citais une à une sans te tromper.
Tu étais fière, et moi bien plus encore.

Alors, toi mon petit soleil, j’espère te voir bien vite,
Pour éclairer mon ciel et sécher mes larmes.
Je t’attends petit ange, petite fée coquine,
Qui enchante mes journées et berce mes rêves nocturnes.

11 mai 2010
Gisèle Meunier

10.5.10

Stage d'écriture Poétique

Alec
L’association Lire, écrire, conter vous propose de participer à un
STAGE d’ÉCRITURE Le SAMEDI 19 JUIN 2010
De 9 h 15 à 12 h 15 et de 13 h 45 à 17 heures
À OZOIR LA FERRIERE 77330
Programme proposé : Approche de l’écriture créative et poétique
L’inspiration
L’imaginaire, l’absurde, l’humour en poésie
Approche de l’écriture romanesque
Réponses à vos questions
Le stage est ouvert à tous
30 € + 5 € (assurance pour les non adhérents à l’ALEC)
30 € pour les adhérents de l’ALEC
30 € - 10 % (aux anciens participants d’atelier d’écriture de l’ALEC)
Inscriptions dès que possible, le nombre de places étant limité
Renseignements complémentaires à : Gisèle Meunier – ALEC – 65 avenue Edouard Gourdon
77330 OZOIR LA FERRIERE alecozoir@free.fr – 01 60 02 63 37
http://associationlireecrireconter.blogspot.com

20.4.10

Ecrivain Gis�le Meunier: caf�litt�raire �Paris


Le 27 avril - Gisèle Meunier-Picquet

Mardi 27 avril, Gisèle Meunier–Picquet présentera son dernier roman

« Sous le masque de l’amour »,

Edité par l’édition du bout de la rue.

4ème de couverture :
Une petite annonce passée dans un journal... Hervé et Hélèna se rencontrent... Un amour intense va naître : leur vie s’annonce parfaite, sans histoire. Mais, se connaissent-ils vraiment ?
Il suffira d'une voiture garée dans un parking, à une heure où elle ne devrait pas se trouver, d'une feuille d'impôt oubliée sur un bureau, pour qu'Hélèna s'aperçoive que la vie d'Hervé contient des zones d'ombre.

Quand le masque tombe, la surprise est au rendez-vous... Que va découvrir Hélèna au bout de onze ans de vie commune avec Hervé ? Trahison, mensonge, duplicité ?
Le besoin de vérité triomphera-t-il sur la passion

Gisèle est enseignante. Elle souhaite apporter aux autres ce qu’elle connaît, partager ses compétences, continuer à nourrir les plus jeunes du délice de rêver et de développer l’imaginaire en racontant des histoires.
Elle a fondé l’association Lire, écrire, conter dont elle est la présidente.
08:00 Publié dans PROGRAMME DES MARDIS |

café littéraire à Paris

Café de la Mairie 8, place Saint-Sulpice, 75006 Paris
Pour découvrir un écrivain dans un cadre chaleureux et convivial, rencontrer des gens qui, comme vous, sont passionnés de littérature.
Café littéraire à 20h30 tous les mardis au 1er étage
La soirée est organisée autour d'un écrivain : présentation de l'auteur et de son livre, lectures, questions, réponses, vente de livres, dédicaces.
Contact : Jean-Lou GUÉRIN,
9 rue Robespierre,
94200 IVRY,
Tél : 01 46 70 47 82
http://lesmardisdejeanlou.blogspirit.com/
Programme d’avril 2010

Ecrivain invité :
27 avril : Gisèle MEUNIER-PICQUET,
Sous le masque de l’amour, Edition du bout de la rue.

Les Cafés Littéraires

2.3.10

D'Halifax à New-York


Le soleil a disparu.
Non le soleil n'a pas disparu ;
Il est là-haut, caché.
Vous ne pouvez le voir vous, du carré des vaches.
Il éclaire le firmament, au delà des nuages.
Je l'ai vu bien perché au-dessus de l'avion.
Il narguait les cumulonimbus, menaçant de les échauffer,
Et ainsi de les faire pleurer.
Parfois les humains n'aiment pas que les nuages se vident.
Ils rouspètent après le soleil qui ne vient pas
Et fait mouiller la terre.

Et lui le soleil bien plus loin dans l'espace,
Il se moque de tout cela et continue de briller,
Universelle étoile !

Au-dessus des nébulosités, je l'ai vu le soleil.
Il rayonnait en maître, sur les vents, les courants.
Il brillait de mille feux sur un lit cotonneux,
Velouté et mousseux comme un coussin de neige.
Il avait sorti ses pastels,
Étalant des rosés veloutés jusqu'aux bleus nuancés.
L'éclat de sa lumière aveuglait le pilote,
L'obligeant à s'orienter grâce à son appareillage automatique;

Lorsque par endroits les nimbus se contractent,
Se dessine un filet d'or dirigé vers la terre.
Alors on voit renaître sur les visages humains,
Des sourires, des "peut-être, il fera beau demain".
Il reviendra, non il n'était pas perdu.
Juste un peu fâché du sort réservé à notre planète.
Il est sa source de vie depuis tant de millénaires
Qu'il craint pour elle, le châtiment de l'homme.

Alors, tu vois, là où tu poses tes pas,
Le grand frère s'inquiète et boude quelquefois.

Gisèle Meunier 28 février 2010

Soirée Littéraire au Canada


Vendredi 26 février à Greenwood (Nouvelle-Ecosse) Canada, Gisèle Meunier a présenté pendant plus d'une heure ses différents ouvrages dont son dernier roman, Sous le masque de l'amour, à édition du bout de la rue, et sa démarche à travers l'écriture. Elle a évoqué sa passion pour les voyages et comment chaque nouvelle visite l'enrichissait, ainsi que les liens entre ses différentes expériences vécues à travers ses écrits. A cette occasion, elle a fait profiter au public de la lecture d'un poème fraichement écrit, Village de pêcheurs sous la neige.
Après des échanges avec le public, la soirée s'est terminée par une séance de dédicaces. Puis elle a été faite membre honoraire de l'association francophone de la vallée d'Annapolis.

Village de pêcheurs sous la neige


Village de pêcheurs sous la neige.
Harbourville N-E (Canada)
Lorsque la neige couvre la mer,
Lorsque le poète se demande, si les masses floconneuses sont arrivées du ciel ou par le fouet des vagues,
Lorsque les chalutiers sont à sec sur l’épais tapis blanc,
Que les maisons de pêcheurs gardent leurs couvertures immaculées
Et leurs enclos cernés par des murets de congères,
Et que même les hommes semblent figés par le froid et la lenteur de l’hiver,
Lorsque l’on se demande si la plage reverra bientôt les pieds nus des promeneurs,
Les embarcations, les rires et les cris de bonheur,
Alors on découvre une région inconnue de la plupart des voyageurs.

Ce bout de terre qui plonge vers l’océan,
Découpant des falaises, les langues s’échelonnant tout au long de la baie,
C’est de là que partirent des familles d’Acadiens, chassées de leurs parcelles.
Quelquefois les maris ou les femmes séparés des enfants,
Combien furent les foyers à se retrouver enfin, pour continuer à vivre ensemble ?
De tous ces exilés involontaires, certains revinrent sur les lieux de leurs racines.
Interdits de reprendre l’espace qui leur fut confisqué,
Ils se contentèrent du ciel parfois changeant et des humeurs de la mer.

Un phare modeste domine l’avancée de ce village portuaire.
Tel un protecteur, il annonce et prévient des dangers les pêcheurs.
Comme partout dans le monde, les femmes de marins voient partir,
Frémissantes, leurs hommes qui garniront les marchés de poisson au départ d’Harbourville.
Le ciel est sombre tout à coup, les pêcheurs encore loin, les épouses inquiètes.

Peut-être que demain, il neigera encore sur la mer.
Ou alors que d’humeur furieuse elle montera les vagues en neige.
L’hiver n’est pas fini, encore deux mois peut-être.

Gisèle Meunier 24 février 2010 (Wordville) WATERVILLE Nouvelle-Ecosse Canada

31.1.10

Rencontre littéraire à Joinville le Pont SOUS LE MASQUE DE L AMOUR


Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 00:04
Gisèle Meunier et le masque de l’amour

Des Livres ailés organise sa première rencontre littéraire de l’année 2010 à Joinville-le-Pont.

Elle se tient autour de Gisèle Meunier-Picquet et de son éditrice, Francine Aurand (Edition du bout de la rue). Enseignante et poète, Gisèle Meunier anime des ateliers d'écriture à Ozoir-la-Ferrière (Seine et Marne).

Elles viennent présenter leur dernier roman, Sous le masque de l'amour.

Selon l’éditeur, Gisèle Meunier « étudie, décrit, cisèle tout l’amour d’une femme pour un être qui répond entièrement à ses sentiments mais qui lui cache toute une partie de sa personnalité, peut-être par lâcheté ou par veulerie, ou parce qu’il ne veut pas la perdre.Dans sa recherche de la vérité, la volonté et l’opiniâtreté de cette femme tourne à l’obsession jusqu’à la révélation finale. »

* Rencontre littéraire avec Gisèle Meunier-Picquet samedi 6 février à 15h30 à la crêperie « Rendez-vous gourmand », 7 allée Raymond Nègre à Joinville le Pont (voir le plan)
* Renseignements : Des Livres ailés - 06 16 84 90 64 - 01 48 89 41 08

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Par Benoit Willot - Publié dans : littérature - Communauté : Joinville-le-Pont - Ecrire un commentaire
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17.1.10

Haïti, je pense à France...

Haïti terre de couleurs, terre de douleurs.
Chacun y va de sa petite phrase, de son article, de son émotion qui, face à une telle avalanche de désastres, bouleverse et met en colère. Pourquoi un tel acharnement ? peut-on se demander. Certains veulent y trouver une raison rationnelle pour ce peuple courageux qui s’est battu pour accéder le premier à son indépendance. Alors comme un adolescent trop fougueux de se libérer des chaînes de son tuteur, ou comme un arbre vigoureux explose les liens qui le maintenaient enserré dans un carcan, il devrait payer et pendant encore combien de décennies ou de siècles, son insolence par les fureurs de la terre. Ce serait faire payer bien cher sa liberté à une population qui vit depuis si longtemps dans la misère.
À chaque fois que l’on parle de ce pays, c’est pour parler de drames. Drames produits par les diverses dictatures, avec des noms qui font froid dans le dos, des noms qui pourraient représenter des personnages de contes pour enfants pas sages, et évocateurs de souffrances et de terreur. Les Papa doc et Tontons Macoute, puis Baby doc, quelle famille!
Quant aux conditions de vie ? L’enfer dans un environnement qui pourrait ressembler au paradis. Des cyclones, des ouragans, des inondations ravageuses, entraînant la désolation, des pertes immenses, des destructions de cultures, et l’absence de nourritures de base, de produits pour se soigner, ce qu’on appelle la Misère. La Misère portant un M majuscule non pour ce qu’elle a de noble, mais pour ce qu’elle a de grand, voire d’extrême.
Le nom de ce pays évoque toujours pour moi une amie qui y est partie il y a une vingtaine d’années. France Andrée avait choisi de consacrer sa vie à venir en aide aux enfants d’Haïti. Elle était d’une très grande sensibilité, d’une générosité d’elle-même, se sentant investie d’une mission d’aider les plus démunis dans le monde. Je l’enviais un peu à cette époque, me trouvant moi-même à un tournant important de ma vie.
Ma carrière d’enseignante et le besoin d’élever mes deux enfants encore jeunes, ne m’avaient pas engagée à aller au-delà de cette idée. Cependant les années suivantes, j’avais envisagé de m’y rendre pendant la périodes de vacances d’été. Et puis j’ai perdu la trace de France, et les événements de la vie m’ont déviée de ce projet.
En cette période si douloureuse comme à chaque fois que se produit de tels drames, chacun s’émeut, voit les images qui défilent sur les écrans de télévision, entend les commentaires répétitifs de journalistes qui veulent témoigner de ce qu’ils constatent sur place. Et cette fois c’en est trop. De partout dans le monde, chacun reste impuissant et ne peut que compatir dans un pays où l’état est devenu si fragile et si faible.
Se sentir impuissant provoque un sentiment de culpabilité, tout comme ces victimes qui s’en sortent à côté d’autres personnes qui ont péri. Comme le dit Dany Laferrière, Haïti et sa population n’ont rien à payer. Ils ne sont que les malheureuses victimes des fureurs de la Terre. Et moi je pense à France...
Gisèle Meunier Ozoir la Ferrière 16 janvier 2010

4.11.09

Sous le masque de l'amour à New-York

Ce mardi 3 novembre, dédicace au Bubble Lounge à New-York, pour la directrice de l'établissement Emmanuelle Chiche. Rencontre fructueuse pour deux passionnées de littérature. Sous le masque de l'amour, édition du bout de la rue (Vanves. France)dans une ambiance cosy qui pourrait bien être le cadre idéal à toutes les confidences, au milieu de quelques bulles... de champagne !

30.10.09

Sur la place de l'église et sa fontaine

Photo de Gisèle Meunier primée le 24 octobre 2009, lors du premier concours de photos organisé à Ozoir la Ferrière. Cette photo pourrait s'accompagner du poème écrit en 2006


OZOIR D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

Ozoir, village de mon enfance, je te retrouve.
Hier si humble avec ton unique école témoin de nos rixes,
Aujourd’hui si fière de tes groupes scolaires mixtes.

Hier si morne, nos jeudis occupés dans les terrains boisés,
Construisant des cabanes tel Robinson Crusoé.
Aujourd’hui mille moyens pour distraire et charmer,
Faisant de tes enfants des ados cultivés.

Le cinéma du patronage était notre seul loisir,
Aujourd’hui ta patinoire fait de toi un petit Paris.
Seul le petit marché regroupait les habitants en ce temps,
Aujourd’hui que de choix parmi les commerçants.

Le deux roues était le seul moyen de nous déplacer,
Aujourd’hui que de bus, RER et parkings dispersés.
C’est un appel pressent, tel un élan du cœur,
Oui je reviens enfin et découvre une belle ville.

Nostalgie ? Oui. Mais pourtant fierté,
Telle une mère voyant son petit devenu adulte et dynamique,
Bien vivant prêt à conquérir… PARIS !

- Voyons, Mamie ! Reste modeste !
OZOIR, ne sera certainement jamais si rayonnante.
- Mais si mon petit, car j’aime ce petit coin de terre qui m’a vue naître,
où la vie coule sereinement au creux de la Ménagerie.

Telle une mère j’en suis fière, et reviens y poursuivre ma vie.
Amenant mes enfants et toute leur famille.
Nous rapprochant ainsi de notre aïeule défunte,
Reposant en terre ozoirienne, comme on dit aujourd’hui.

- Et comment disait-on, de ton temps, Mamie ?
- Ozoferricien et Ozoferricienne, lorsque j’étais petite !

© Gisèle Meunier – mars 2006

26.9.09

SOUS LE MASQUE DE L'AMOUR

NOTE de la maison d’édition :
Gisèle MEUNIER-PICQUET signe son quatrième ouvrage, Sous le masque de l’amour, à Edition du bout de la rue.
L’auteur étudie, décrit, cisèle tout l’amour d’une femme pour un être qui répond entièrement à ses sentiments mais qui lui cache toute une partie de sa personnalité, peut-être par lâcheté ou par veulerie, ou parce qu’il ne veut pas la perdre.Dans sa recherche de la vérité, la volonté et l’opiniâtreté de cette femme tourne à l’obsession jusqu’à la révélation finale. Extrait :
Hélèna sut aussitôt que c'était lui. Elle n'imaginait pas que sa chevelure d'argent lui donnerait cet air sérieux. Il était tout de même différent de ce qu'elle avait imaginé. Était-elle déçue ? Pas vraiment.
Souriant mais intimidé, il vint à sa rencontre. "Très élégante avec son chemisier turquoise et son pantalon de toile blanc, pensa-t-il."
— Hélèna ? Bonjour. Je suis Hervé, précisa-t-il en tendant la main.
— Bonjour Hervé. Excusez mon léger retard.
— Ne vous excusez pas. C'est tout à fait féminin et j'aime ça.
— Alors. Est-ce que l'on s'est déjà vus ? interrogea-t-elle.
— Sans vouloir vous vexer, votre visage m'est tout à fait inconnu.
— De même pour moi.
Il l’invita dans un café voisin. Elle le suivit en toute confiance. Aussitôt, elle se sentit protégée. Ce qui lui arrivait était magique. Physiquement, il correspondait à l'annonce. Il n'avait pas menti. Lorsqu'ils furent installés devant une table qu'elle avait choisie dans un angle proche de la baie vitrée, tout en parlant, elle l’observa. Rasé de près, il présentait une allure soignée. Un nez bien posé équilibrait son visage. Ses yeux bleu pâle pétillaient lorsqu'il l'écoutait parler de ses projets autant que de son vécu : les études qu'elle avait reprises, sa passion pour les voyages, les sciences occultes, la lecture... Il ne la quittait pas du regard et buvait chacune de ses paroles.
Avec son petit côté british et sa peau claire, elle le trouvait attirant. Dans son regard doux, elle avait l'impression de lire dans ses pensées. Il était calme, discret et paraissait honnête. Elle était sous son charme.
Dans le faux jour, les prunelles d'Hélèna avaient l'éclat de deux petites perles étincelantes. Sa chevelure tombant sur ses épaules la rajeunissait de près de dix ans. Elle trouvait face à elle, un interlocuteur cultivé, empreint d'une grande modestie. Rapidement, elle se sentit bien auprès de lui. Elle retrouvait l’insouciance de ses quinze ans

Commande auprès de l'auteur sur place (15 E) ou : 65 av Edouard Gourdon 77330 Ozoir la Ferrière (15E + 2,90E de port) ou édition du bout de la rue

la nature inspiratrice de poésie

Pont des ruelles. Site du grand Arc. Tioulevé Monsapey 73

Pour Martine et Francine.

Petit torrent de pierres

Petit torrent de pierres dévalant le coteau,
Tu trimballes et tu roules tes flots d’eau fraiche au roulement bruyant.
Tu sautes de roche en galet moussu,
Tu cours et jaillis sans jamais t’arrêter.

Ton jet est le même de cascade en rocher
Avec la même force tu continues ta course,
De tes caresses tu polis la nature,
Des plus rudes aux plus tendres rocailles.

Et ton chant rythmé sur quelques notes, do ré la si,
Sous le ciel ardent jamais ne cesse.
Du lever au couchant, la même litanie,
Du premier clair de lune à la fin de l’aurore,
Jamais ne ralentit ta musique.

Et puis la neige couvrant ton chemin capricieux
Apaise ton ardeur de jeune chevalier gai
Tu t’endors sous l’épaisse couche blanche
Pour renaître à la vie dans un filet menu.

Un petit ru gentil descendant la montagne
Un filet d’eau traversant la prairie,
La vallée n’est plus loin, tu vois les routes la ville,
Où tu rejoindras vite la rivière langoureuse et paisible.

Tu te laisses entrainer par le courant nerveux,
Regrettant tes coteaux, ta montagne tes forêts,
Les pierres heurtant ton cours,les alpages,
Les Alpilles abandonnées loin de toi,sous le ciel bleu puissant.

Le chant des criquets se mêle à ta musique,
Formant un concert que même Mozart n’aurait créé.
Les clarines dans les prés viennent casser le rythme
De ses chants mélodieux berçant les promeneuses.

Une sieste à l'air pur s’impose dans ce site enchanteur
Après un pique-nique qu’envieraient les plus fins gourmets.
Dans ce lieu magnifique digne de l’Eden
Sous un soleil tempéré atténuant leurs petites douleurs.

Nulle envie de quitter ce jardin magnifique et sauvage
Qui à nul autre ne peut être comparé.
Ce petit coin perdu en toute liberté
Où aucun visiteur n’ose s’aventurer.

Petit torrent guilleret de montagne poursuit ta course effrénée vers la plaine.
Toi aussi tu languis de grandir, de prendre de l’importance,
Jusqu’à te retrouver bloqué dans un barrage
Où tes gouttes d’eau mêlées aux flots de tes compagnes,
Passées dans des machines où vous serez pressées
Pour produire, ô génie ! notre électricité.

Gisèle Meunier mardi 8 sept. 2009 15 heures

23.3.09

Une dimanche de printemps chez Stéphane Mallarmé


Renouveau
Le printemps maladif a chassé tristement
L'hiver, saison de l'art serein, l'hiver lucide,
Et dans mon être à qui le sang morne préside
L'impuissance s'étire en un long bâillement.

Des crépuscules blancs tiédissent sur mon crâne
Qu'un cercle de fer serre ainsi qu'un vieux tombeau
Et, triste, j'erre après un rêve vague et beau,
Par les champs où la sève immense se pavane,

Puis je tombe énervé de parfums d'arbres, las,
En creusant de ma face une bosse à mon rêve,
Mordant la terre chaude où poussent les lilas,

J'attends, en m'abîmant, que mon ennui s'élève...
- Cependant l'Azur rit sur la haie et l'éveil
De tant d'oiseaux en fleurs gazouillant au soleil.

Stéphane Mallarmé

6.2.09

RECTIFICATIF DEDICACE AU SALON DU LIVRE DE PARIS


Gisèle Meunier sera présente au salon du livre de PARIS Porte de Versailles le MERCREDI 18 mars 2009 après-midi. Elle présentera en particulier "Eugène petit Bourguignon et "Baobabs". Le public pourra la retrouver sur le stand de l'ADELF (Association des Ecrivains de Langue Française)stand V 069. Venez nombreux découvrir ses ouvrages, ainsi que les activités qu'elle propose dans son association Lire, écrire, conter. Le meilleur accueil vous sera réservé.

31.12.08

Ecrivain Gis�le Meunier: Pourquoi Ecrire ?

Ecrivain Gis�le Meunier: Pourquoi Ecrire ?

2009, un rêve ?

2009, Année où chaque être humain devrait se coucher le ventre plein... où la peur ne sera plus la norme pour trop de populations... où chaque enfant pourra grandir par l'alphabétisation... où chaque Etat vivra en paix !
Que les puissants fassent de mon rêve, une réalité...

18.12.08

Survivre ou périr

C'est un vieil homme debout à l'arrière du bateau.
Il regarde la côte se rétrécir jusqu'à devenir un mince filet, une ligne de terre bordant l'océan. A quoi pense t-il à ce moment présent ? Son pays, la terre de ses ancêtres s'éloigne de son coeur, de tout son être. Le meilleur ou le pire est à venir. Il est le plus âgé parmi ses compagnons. Tous comme lui, navigateurs d'un jour ; ces fugitifs d'un territoire qui leur permet à peine de survivre. Ils se sont lancés dans le projet insensé d'atteindre une contrée fertile. Tous gardent à l'esprit l'image d'un paradis en exil. On leur a dit. C'est promis. Il est des pays où les euros coulent à flot, où la nourriture déborde grassement des étals des supermarchés, où l'emploi demeure pour qui veut travailler. "Et si vous manquez de quelque chose, vous serez pris en charge. l'Etat est là pour ça". Le refrain du passeur a marqué les esprits.
Pourtant le vieil homme aurait pu poursuivre sa vie parmi les siens.
(copyright gisèle meunier déc 2008)


(suite de la nouvelle sur demande)

Survivre ou périr

C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau.

Il regarde la côte se rétrécir jusqu’à devenir un mince filet, une ligne de terre bordant l’océan.

À quoi pense t-il à ce moment présent ? Son pays, la terre de ses ancêtres s’éloigne de son cœur, de tout son être. Le meilleur ou le pire est à venir. Il est le plus âgé parmi ses compagnons. Tous comme lui, navigateurs d’un jour ; ces fugitifs d’un territoire qui leur permet à peine de survivre. Ils se sont lancés dans le projet insensé d’atteindre une contrée fertile. Tous gardent à l’esprit l’image d’un paradis en exil. On leur a dit. C’est promis. Il est des pays où les euros coulent à flot, où la nourriture déborde grassement des étals des hypermarchés, où l’emploi demeure pour qui veut travailler. « Et si vous manquez de quelque chose, vous serez pris en charge. On vous aidera. L’État est là pour ça ». Le refrain du passeur a marqué les esprits.

Pourtant le vieil homme aurait pu poursuivre sa vie parmi les siens. Pris d’un doute il reste silencieux et médite. Maintenant c’est trop tard. Il écoute les jeunes de son village, inquiets et cependant enthousiastes dans cette pirogue de fortune.

Certains ne supportent pas les mouvements de la mer. Leurs estomacs, pourtant peu chargés avant le départ, se vident d’une bile âcre. Les rejets acides façonnent des visages torturés. L’espoir est plus fort que le mal. Les promesses des passeurs chantent dans leur esprit, telle une ritournelle.

Tous ont le regard dirigé vers la proue de l’embarcation, vers l’Europe, vers ce qu’ils savent être leur seul avenir.

Mais lui le vieil homme repense à toute sa vie qu’il abandonne sur sa terre africaine. Il se met à rêver. Il ne sait plus s’il doit se réjouir ou se lamenter. Il n’entend plus les autres passagers. Son regard vide rivé sur l’horizon, il écoute les vagues claquer contre la coque. Il échappe à l’enthousiasme fragile de ses compatriotes. Il est ailleurs.

Et puis lorsque les rayons du soleil caressent les flots luisants et font se confondre le ciel et l’océan, il se voit porté par des nues indigo. Il se souvient de son enfance dans la communauté de sa tribu sérère. La sobriété a toujours été la règle de vie du village. Et pourtant il lui semble maintenant qu’il ne manquait de rien. La vie était là et il l’avait faite sienne, sans crainte d’insuffisance, ni redouter les restrictions. Pourtant tous vivaient au jour le jour, de quelques récoltes de mil, d’arachides ou de la production florissante de légumes pendant la saison des pluies.

Il se souvient du jour où des voyageurs de passage avaient laissé quelques cadeaux. Il y avait parmi les victuailles, savons et bougies, un livre d’images. Ce livre était une porte ouverte sur un monde qu’il ignorait totalement. C’était un livre des oiseaux les plus communs d’Europe. Des hirondelles, des moineaux de Paris, des rouges-gorges ou des pigeons voyageurs.

Tout comme lui ce jour là, certains de ces volatiles migraient vers des régions du monde favorables à leur reproduction ou pour échapper aux rigueurs de l’hiver du Nord.

Une vague, heurtant violemment la pirogue, l’éclabousse jusqu’au visage. Il quitte son rêve éveillé et se trouve à nouveau plongé dans l’euphorie inconsciente des autres fuyards. Le masque du doute couvrant son visage contraste avec la joie feinte de ses partenaires.

Seul un autre homme se tient debout à l’avant du bateau : le passeur ne les lâche pas de l’œil. Il s’est empli les poches de toutes les économies de ces hommes crédules.

Le soleil est bien bas maintenant, rasant l’horizon. Dans quelques minutes les hommes seront plongés dans la nuit. La lune déjà brille, atténuant l’angoisse que serait une traversée dans l’obscurité. La lune, seule présence lumineuse dans cet univers opaque leur permet de se rattacher à la réalité. Le froid et les embruns les pénètrent. Les repères perdus, ils se serrent les uns contre les autres. Où se trouvent-ils dans cette étendue immense ? Combien de temps, combien de jours et de nuits encore durera la traversée ? La fatigue a raison de quelques uns.

Le vieil homme s’est accroupi, comme si l’effort avait eu raison de lui. Dans son langage intérieur, il prie. Il prie les dieux de la mer, des cieux et du temps d’avoir pitié de leur expédition. Tous les hommes maintenant font silence. Seule une plainte ça ou là pour le manque de confort, des malaises nauséeux. L’espace restreint ne permet pas de s’installer pour un moment de sommeil. Seuls l’épuisement, la soif et la faim, faire incliner les mentons vers les gorges d’ébène.

Le passeur à l’avant du bateau scrute alentour du plus loin qu’il peut. Une boussole de pacotille lui fixe les repères.

Et puis le vent se lève. Un souffle qui berce l’amas de passagers. Comme lorsque leur mère les berçait, ils ont trouvé le sommeil. Et puis les vagues s’élèvent, chahutant l’embarcation en tous sens. Les hommes sursautent, saisis par l’agitation qui les inquiète. Chacun s’accroche à son voisin. Une rumeur angoissante monte. La peur a raison des plus téméraires. La panique devient contagieuse. Le passeur appelle au calme. Mais les hommes n’entendent que le grondement de l’océan. La lune disparaît derrière les nuages. Un éclair zèbre le ciel. Puis le tonnerre annonce que le ciel va se vider sur la trentaine d’occupants de ce rafiot fragile. Ils sont déjà trempés par l’eau salée qui s’élève au-dessus d’eux. Il faut écoper. Avec des récipients de fortune, gobelets servant à étancher leur soif, quelques uns raclent le fond du bateau. Un nouveau coup de tonnerre suivi d’éclairs fuyants, ébranle la nuit profonde. Les hommes tentent de se terrer sous une bâche peu étanche.

Le vieil homme lui, sait. Il a reconnu les signes de la fin prochaine. Comme le sage monastique, il a confié son âme à Dieu. De son corps, il n’a que faire. Il est resté à l’arrière de la pirogue, ne cherchant plus à lutter contre une aventure qu’il sait sans issue. Les pleurs, les appels de ses congénères, son impuissance face à l’impossible issue de cette traversée...

Il a réfléchi. Il a choisi. Il refuse l’agonie cruelle à laquelle ils sont tous voués. Il se redresse, reste muet, regarde les vagues où se mêlent les trombes d’eau de l’orage, et d’un sursaut se jette par-dessus bord.

La surprise est totale. Chacun se replie sur soi de peur d’être entraîné dans son sillage. La peur cloue au fond du rafiot des hommes taillés comme des géants. Personne ne voit plus le corps aspiré par la noirceur du déluge. Seule son âme les accompagne jusqu’à leur sépulture aqueuse.

Le vieil homme savait. Il voulait rester maître de sa vie et choisir jusqu’au dernier acte de cette tragique comédie. Il savait que la pirogue serait, à tous, leur dernier linceul. Il a choisi de partir le premier.

Lorsque les sauveteurs arrivèrent sur place, ils ne trouvèrent que des corps gonflés comme des outres, éparpillés par la marée furieuse et la colère des cieux. Des trente Africains partant pour un Eldorado d’espérance, aucun n’atteignit jamais les côtes méditerranéennes. On n’eut pas à repêcher le capitaine. Il était le seul harnaché à un anneau fixé sur la coque de la pirogue.

Et si Platon avait toujours raison ?

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus,
au-dessus d'eux l'autorité de personne,
alors c'est là, en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon (IVe siècle av. J.C.)

16.10.08

Se réjouir ou avoir honte ?

Je ne comprends plus. Je me demande si j'entends bien ce qui se dit sur les ondes de mon poste de radio.
Hier je recevais au courrier une demande d'aide financière pour une action contre la faim. Une seringue pour prouver comment on administre médicaments et nutriments aux malheureux enfants rachitiques, n'ayant plus la force d'entrouvrir les lèvres. La veille un appel de la Croix Rouge, enveloppe prétimbrée pour le retour, et encore une demande d'Handicap International pour les enfants meurtris par les guerres ou l'absence de soin.
A mon réveil, le poste annonce qu'un paysan père d'un petit enfant de deux ans, en Ethiopie, n'avait pas l'argent nécessaire pour emmener son bébé au centre de soin. Toute la population souffrait du manque de pluie et les récoltes étaient très largement insuffisantes. Il n'avait presque rien pu vendre de sa très maigre récolte, et bien sûr il n'avait rien pour nourrir sa famille. Ils font cuire des racines, d'on ne sait quoi, qu'ils transforment en une espèce de bouillie, un genre de pain.
Tout cela annoncé parmi les milliards virtuels d'euros ou de dollars échangés ou mis à l'abri pour certains, la crise financière. Elle affecte surtout ceux qui n'ont rien. Ils auront désormais moins que rien...
En effet plus d'un milliard d'êtres humains n'ont rien à manger.
Puis environ une heure plus tard, sur la même station de radio, il est question de faire entrer au patrimoine de l'UNESCO, la qualité de la cuisine française. Je ne dénigre absolument pas les talents de nos grands chefs, et on peut en être fier. La cuisine est bien un des fleurons de notre pays, dans le monde entier.
Mais n'était-il pas indécent de placer ce sujet à ce moment, alors que nous entendons parler partout de la lutte contre la faim. Pour le prix d'un plat chez un de ces grands chefs, combien de familles pourraient-on nourrir en Afrique ou ailleurs ?
La passion, le talent, la qualité de ces grands cuisiniers ne fait aucun doute. J'aime aussi les bons plats. Pourtant je me sentais gênée d'entendre vanter ces bons produits en ayant encore à l'esprit ce que j'avais entendu une heure plus tôt sur la famine, et lu le courrier des associations humanitaires. Où va le monde ?
(article publié dans certains journaux de la presse régionale).

6.10.08

Pourquoi Ecrire ?

Vous êtes-vous déjà posé la question ?
Tentez d'y répondre sans trop réfléchir... Vous vous étonnerez vous-même.

Et pourquoi lisez-vous ?
Trouvez-vous un rapport entre ces deux activités ?
Vous paraissent-elles complémentaires ?

Plaisir pour les uns, corvée pour les autres, bonheur suprême de jouer avec les mots, tout comme un musicien s'amuse avec les notes de musique...

Plaisir, besoin, jouissance, corvée, torture mentale... de la souffrance à la folie ou à la jouissance sensuelle, n'atteindrait-elle pas le paroxysme de la passion ?
G M 31/12/2008

Pourquoi écrire ?

Un écrivain se pose t-il la question ? Il ne saurait peut-être pas y répondre !
Pourquoi vouloir laisser une trace, une empreinte des pensées les plus farfelues ou les plus intimes ? Pourquoi ne pas les laisser s'envoler, nous échapper et atteindre le firmament vers un ailleurs, un autre temps, un univers ?
Quelquefois, le papier sur lequel je trace des mots, est comme un mouchoir où je peux verser des larmes lorsque la peine coule à flot.
Ecrire c'est un bouquet de fleurs que l'on offre en quelques vers pour dire "Je t'aime".
Ecrire c'est comme une hirondelle qui porte le message du printemps à une demoiselle.
Ecrire c'est quelquefois le bandeau noir d'un faire-part annonçant le départ d'un parent, d'un ami.
Ecrire c'est tracer des mots que l'on ne peut se dire.
Ecrire c'est passer du temps à broyer du papier blanc pour ne pas mâcher des idées noires.
Ecrire c'est peut-être quelquefois souffrir, c'est perdre aussi du temps, mais garder en mémoire toutes nos histoires, nos pensées.