Ecrivain Gisèle Meunier

23.3.09

Une dimanche de printemps chez Stéphane Mallarmé


Renouveau
Le printemps maladif a chassé tristement
L'hiver, saison de l'art serein, l'hiver lucide,
Et dans mon être à qui le sang morne préside
L'impuissance s'étire en un long bâillement.

Des crépuscules blancs tiédissent sur mon crâne
Qu'un cercle de fer serre ainsi qu'un vieux tombeau
Et, triste, j'erre après un rêve vague et beau,
Par les champs où la sève immense se pavane,

Puis je tombe énervé de parfums d'arbres, las,
En creusant de ma face une bosse à mon rêve,
Mordant la terre chaude où poussent les lilas,

J'attends, en m'abîmant, que mon ennui s'élève...
- Cependant l'Azur rit sur la haie et l'éveil
De tant d'oiseaux en fleurs gazouillant au soleil.

Stéphane Mallarmé

6.2.09

RECTIFICATIF DEDICACE AU SALON DU LIVRE DE PARIS


Gisèle Meunier sera présente au salon du livre de PARIS Porte de Versailles le MERCREDI 18 mars 2009 après-midi. Elle présentera en particulier "Eugène petit Bourguignon et "Baobabs". Le public pourra la retrouver sur le stand de l'ADELF (Association des Ecrivains de Langue Française)stand V 069. Venez nombreux découvrir ses ouvrages, ainsi que les activités qu'elle propose dans son association Lire, écrire, conter. Le meilleur accueil vous sera réservé.

31.12.08

Ecrivain Gis�le Meunier: Pourquoi Ecrire ?

Ecrivain Gis�le Meunier: Pourquoi Ecrire ?

2009, un rêve ?

2009, Année où chaque être humain devrait se coucher le ventre plein... où la peur ne sera plus la norme pour trop de populations... où chaque enfant pourra grandir par l'alphabétisation... où chaque Etat vivra en paix !
Que les puissants fassent de mon rêve, une réalité...

18.12.08

Survivre ou périr

C'est un vieil homme debout à l'arrière du bateau.
Il regarde la côte se rétrécir jusqu'à devenir un mince filet, une ligne de terre bordant l'océan. A quoi pense t-il à ce moment présent ? Son pays, la terre de ses ancêtres s'éloigne de son coeur, de tout son être. Le meilleur ou le pire est à venir. Il est le plus âgé parmi ses compagnons. Tous comme lui, navigateurs d'un jour ; ces fugitifs d'un territoire qui leur permet à peine de survivre. Ils se sont lancés dans le projet insensé d'atteindre une contrée fertile. Tous gardent à l'esprit l'image d'un paradis en exil. On leur a dit. C'est promis. Il est des pays où les euros coulent à flot, où la nourriture déborde grassement des étals des supermarchés, où l'emploi demeure pour qui veut travailler. "Et si vous manquez de quelque chose, vous serez pris en charge. l'Etat est là pour ça". Le refrain du passeur a marqué les esprits.
Pourtant le vieil homme aurait pu poursuivre sa vie parmi les siens.
(copyright gisèle meunier déc 2008)


(suite de la nouvelle sur demande)

Et si Platon avait toujours raison ?

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus,
au-dessus d'eux l'autorité de personne,
alors c'est là, en toute jeunesse et en toute beauté, le début de la tyrannie."
Platon (IVe siècle av. J.C.)

16.10.08

Se réjouir ou avoir honte ?

Je ne comprends plus. Je me demande si j'entends bien ce qui se dit sur les ondes de mon poste de radio.
Hier je recevais au courrier une demande d'aide financière pour une action contre la faim. Une seringue pour prouver comment on administre médicaments et nutriments aux malheureux enfants rachitiques, n'ayant plus la force d'entrouvrir les lèvres. La veille un appel de la Croix Rouge, enveloppe prétimbrée pour le retour, et encore une demande d'Handicap International pour les enfants meurtris par les guerres ou l'absence de soin.
A mon réveil, le poste annonce qu'un paysan père d'un petit enfant de deux ans, en Ethiopie, n'avait pas l'argent nécessaire pour emmener son bébé au centre de soin. Toute la population souffrait du manque de pluie et les récoltes étaient très largement insuffisantes. Il n'avait presque rien pu vendre de sa très maigre récolte, et bien sûr il n'avait rien pour nourrir sa famille. Ils font cuire des racines, d'on ne sait quoi, qu'ils transforment en une espèce de bouillie, un genre de pain.
Tout cela annoncé parmi les milliards virtuels d'euros ou de dollars échangés ou mis à l'abri pour certains, la crise financière. Elle affecte surtout ceux qui n'ont rien. Ils auront désormais moins que rien...
En effet plus d'un milliard d'êtres humains n'ont rien à manger.
Puis environ une heure plus tard, sur la même station de radio, il est question de faire entrer au patrimoine de l'UNESCO, la qualité de la cuisine française. Je ne dénigre absolument pas les talents de nos grands chefs, et on peut en être fier. La cuisine est bien un des fleurons de notre pays, dans le monde entier.
Mais n'était-il pas indécent de placer ce sujet à ce moment, alors que nous entendons parler partout de la lutte contre la faim. Pour le prix d'un plat chez un de ces grands chefs, combien de familles pourraient-on nourrir en Afrique ou ailleurs ?
La passion, le talent, la qualité de ces grands cuisiniers ne fait aucun doute. J'aime aussi les bons plats. Pourtant je me sentais gênée d'entendre vanter ces bons produits en ayant encore à l'esprit ce que j'avais entendu une heure plus tôt sur la famine, et lu le courrier des associations humanitaires. Où va le monde ?
(article publié dans certains journaux de la presse régionale).

6.10.08

Pourquoi Ecrire ?

Vous êtes-vous déjà posé la question ?
Tentez d'y répondre sans trop réfléchir... Vous vous étonnerez vous-même.

Et pourquoi lisez-vous ?
Trouvez-vous un rapport entre ces deux activités ?
Vous paraissent-elles complémentaires ?

Plaisir pour les uns, corvée pour les autres, bonheur suprême de jouer avec les mots, tout comme un musicien s'amuse avec les notes de musique...

Plaisir, besoin, jouissance, corvée, torture mentale... de la souffrance à la folie ou à la jouissance sensuelle, n'atteindrait-elle pas le paroxysme de la passion ?
G M 31/12/2008

Pourquoi écrire ?

Un écrivain se pose t-il la question ? Il ne saurait peut-être pas y répondre !
Pourquoi vouloir laisser une trace, une empreinte des pensées les plus farfelues ou les plus intimes ? Pourquoi ne pas les laisser s'envoler, nous échapper et atteindre le firmament vers un ailleurs, un autre temps, un univers ?
Quelquefois, le papier sur lequel je trace des mots, est comme un mouchoir où je peux verser des larmes lorsque la peine coule à flot.
Ecrire c'est un bouquet de fleurs que l'on offre en quelques vers pour dire "Je t'aime".
Ecrire c'est comme une hirondelle qui porte le message du printemps à une demoiselle.
Ecrire c'est quelquefois le bandeau noir d'un faire-part annonçant le départ d'un parent, d'un ami.
Ecrire c'est tracer des mots que l'on ne peut se dire.
Ecrire c'est passer du temps à broyer du papier blanc pour ne pas mâcher des idées noires.
Ecrire c'est peut-être quelquefois souffrir, c'est perdre aussi du temps, mais garder en mémoire toutes nos histoires, nos pensées.

22.6.08

Un agréable week-end littéraire à Montmorillon

Les organisateurs et personnalités régionales attachent autant d'importance aux auteurs dans l'ombre, qu'à ceux qui brillent par les différents médias. Preuve, s'il est besoin, qu'il ne faut pas se décourager, et surtout tenter absolument de parvenir à briller par son talent, afin d'être digne de l'intérêt que l'on daigne nous porter.
Toujours se remettre en question, voir, écouter ailleurs les conseils que l'on peut nous donner. La simplicité, la sincérité dans ce que l'on entreprend, le courage de ne pas baisser les bras, l'entraide et l'ouverture aux autres, quoi de plus naturel ?
Merci aux responsables d'avoir fait une place à notre jeune, mais néanmoins dynamique association.